Comme chaque année les paroisses sont encouragées à porter une attention particulière au monde de la santé : le personnel soignant, les personnes souffrantes, leurs familles, à prier avec elles et pour elles. Plus particulièrement face à la pandémie, la crise sanitaire continue à bouleverser la vie quotidienne, à amplifier la crainte de la maladie ou de la mort : en quête de consolation tout le monde cherche un horizon d’espérance.

Prière
Tout le monde Te cherche Seigneur,
Particulièrement dans les événements
tragiques qui abîment nos vies,
les bouleversent, les malmènent.
Tout le monde Te cherche.
Où es-Tu ?
Es-Tu un Dieu lointain ?
Indifférent à ce qui nous blesse ?
En Jésus, Tu t’es fait proche de chacun.
En Lui Tu as souffert ce que nous
souffrons.
Alors, aide-moi à croire, aide-nous
à croire que Tu es le Dieu présent
au tout de nos vies.
Et que Toi aussi, sans Te lasser,
Tu nous cherches.

Chantal Lavoillotte

Depuis 1992, l’Église Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre- Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. Elle se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques. Et, dans les faits, c’est le cas, l’Église est présente toute l’année, sur le terrain de l’accompagnement, au sein des aumôneries d’établissements ou à domicile, avec des équipes de bénévoles, dans des associations où de nombreuses personnes de bonne volonté s’engagent aussi. Encourager ces volontaires, qui partout offrent de leur présence fraternelle dans la discrétion et la simplicité, se rendent présentes à la personne malade, dépendante, porteuse d’handicap, ou isolée, est l’un des socles de ce Dimanche de la santé. L’Église les encourage aussi à approfondir leur engagement, à poursuivre leur formation, à renouveler le sens qu’ils donnent à ce service et à cette mission. Ce dimanche, préparé en paroisse, donne aussi l’occasion pour la communauté de renouveler son lien avec les personnes malades. Voici un extrait du message du Pape François à l’occasion de la 19e journée mondiale des malades, qui aura lieu juste après ce dimanche, en la fête de Notre Dame de Lourdes : « L’expérience de la maladie nous fait sentir notre vulnérabilité et, en même temps, le besoin inné de l’autre. Notre condition de créature devient encore plus claire et nous faisons l’expérience, d’une manière évidente, de notre dépendance de Dieu. Quand nous sommes malades, en effet, l’incertitude, la crainte, et parfois même le désarroi, envahissent notre esprit et notre cœur ; nous nous trouvons dans une situation d’impuissance car notre santé ne dépend pas de nos capacités ou de notre “ tourment ” (cf. Mt 6, 27). La maladie impose une demande de sens qui, dans la foi, s’adresse à Dieu, une demande qui cherche une nouvelle signification et une nouvelle direction à notre existence et qui, parfois, peut ne pas trouver tout de suite une réponse. La famille et les amis eux-mêmes ne sont pas toujours en mesure de nous aider dans cette quête laborieuse. À cet égard, la figure biblique de Job est emblématique. Sa femme et ses amis ne réussissent pas à l’accompagner dans son malheur ; pire encore, ils amplifient en lui la solitude et l’égarement en l’accusant. Job s’enfonce dans un état d’abandon et d’incompréhension. Mais, précisément à travers cette fragilité extrême, en repoussant toute hypocrisie et en choisissant la voie de la sincérité envers Dieu et envers les autres, il fait parvenir son cri insistant jusqu’à Dieu qui finit par lui répondre en lui ouvrant un horizon nouveau. Il lui confirme que sa souffrance n’est pas une punition ou un châtiment ; elle n’est même pas un éloignement de Dieu ou un signe de son indifférence. Ainsi, cette vibrante et émouvante déclaration au Seigneur jaillit du cœur blessé et guéri de Job : “ C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu ” (42, 5) ».

Interview de Mgr Percerou
à l’occasion du dimanche de la Santé