Du 20 au 26 janvier, le Sénat examine une proposition de loi sur l’« aide à mourir ». Ce texte, parmi les plus permissifs au monde, interroge profondément notre rapport à la vie, à la fragilité et à la solidarité. Face à ces enjeux, la Conférence des Evêques de France souhaite redire avec force et bienveillance sa conviction : la dignité d’une personne ne dépend ni de son état de santé, ni de son autonomie, ni de son utilité supposée. Elle est inhérente à son humanité. Comme chrétiens, nous sommes appelés à ne pas rester silencieux et à témoigner, avec respect et espérance, de notre attachement à la dignité de toute personne humaine.

On ne joue pas avec la vie

Si elle était adoptée, cette loi marquerait une rupture éthique majeure. Elle ferait peser une menace particulière sur les personnes les plus fragiles — malades, âgées, isolées — et remettrait en cause le respect inconditionnel dû à toute vie humaine.

Les soins palliatifs constituent une réponse juste et profondément humaine. Ils permettent de soulager les douleurs, d’accompagner la personne jusqu’au bout de sa vie, et de soutenir ses proches. Ils sont une véritable aide, fondée sur l’écoute, la présence et le respect, sans jamais provoquer délibérément la mort.

Concrètement, que pouvons-nous faire ?

Chacun, à sa place, peut agir simplement et pacifiquement.

  • Suivre l’actualité de la proposition de loi
    Pour rester informés et comprendre les enjeux du débat.
  • Partager les outils de communication
  • Oser en parler autour de soi
    Organiser des temps d’échange dans les paroisses, mouvements ou groupes de chrétiens permet d’écouter, de dialoguer et de discerner ensemble, dans un esprit de paix et de respect.
  • Interpeller votre parlementaire
    Exprimer une inquiétude citoyenne est un acte légitime et précieux.

    • Trouvez les coordonnées de votre sénateur via la carte dédiée
    • Écrivez-lui pour partager vos préoccupations face à cette proposition de loi (voir proposition ci-dessous)
exemple message à envoyer à son sénateur A5

 

Pour aller plus loin : Dossier fin de vie.