Peu de temps avant la fête de saint Pierre et saint Paul, patrons de la cathédrale, Mgr Percerou a pu visiter l’édifice, guidé par l’équipe de la Direction régionale des Affaires culturelles, maître d’ouvrage de ce vaste chantier. Pour être protégé du plomb, le protocole est strict : combinaison intégrale, gants, masque FFP2, sur-chaussures, sas de décontamination. Au terme de cette préparation méticuleuse, l’évêque est entré dans la nef à présent vidée de ses bancs.

Sur les bas-côtés sont stockés de grands sacs contenant des tuyaux d’orgue fondus, des amas de poutres calcinées, débris précieux parmi lesquels on reconnaît encore les figures d’atlantes qui ornaient le buffet d’orgue. Anne-Marie Chepeau-Malhaire a présenté à l’évêque la succession des interventions : si les trois zones incendiées étaient concernées (bras sud du transept, chœur et façade ouest), c’est la tribune d’orgue, gigantesque mikado de bois, métal et pierre, qui a été la plus complexe à traiter. Les grandes pièces ont été retirées une à une puis les vestiges soigneusement descendus au sol. Si quelques éléments de sculptures ont pu être retrouvés, ils sont hélas rares au regard de ce qui existait et parfois dans un état de dégradation avancée.

Deux atlantes, figures majeures de la sculpture du buffet d’orgue, ont tout de même été retrouvés. L’ensemble des débris fera l’objet d’un tri. Les éléments conservés seront soigneusement étudiés (provenance, état de conservation) afin de déterminer leur future affectation. Pour permettre cette opération, l’ensemble du mobilier présent dans la cathédrale (dont plusieurs centaines de bancs) a dû être évacué et dépollué des poussières de plomb qui le recouvraient. La pollution au plomb a nécessité la mise en place d’installations de chantier importantes sur le parvis mais également sur le front nord de la cathédrale, les accès demandant le respect de protocoles très contraignants.

Parallèlement à cette opération, la préparation de la dépollution de la cathédrale se poursuit, tandis que des spécialistes évaluent en divers endroits les travaux à envisager. Le jour de la visite, deux femmes inspectaient les sculptures situées sous la tribune de l’orgue. Les équipes s’interrogent encore sur l’impact profond de la chaleur de l’incendie sur la pierre, ce qu’ils appellent des fragilités invisibles… L’évaluation des dégâts se poursuit : les clefs de voûtes sont calcinées, les vitraux de la nef fissurés. Pour la DRAC, le premier chantier est véritablement la dépollution de l’ensemble du bâtiment de ce plomb qui contraint l’accès et toute intervention de restauration.

A l’extérieur :
Une troisième série de photos a pris place fin juin sur les grilles qui protègent le chantier. Le reportage didactique permet aux passants de suivre pas à pas les travaux.
Plus d’informations sur le site de la Direction régionale des Affaires Culturelles.

De gauche à droite sur la photo : Père de Groulard, recteur de la cathédrale à compter du 1er septembre, Mgr Percerou, évêque de Nantes, Marc Le Bourhis, directeur régional des Affaires culturelles, Philippe Charron, responsable du pôle Patrimoines, Architecture et Espaces protégés, Anne-Marie Chepeau-Malhaire, ingénieure en charge du chantier, Père Leroy, chargé de mission pour le suivi des travaux à compter du 1er septembre. Absente sur la photo : Valérie Gaudard, en charge des Monuments Historiques.

 

La visite en photos