Défendre la création avec le CCFD-Terre Solidaire

« Ce n’est pas un hasard si dans l’hymne à la création où saint François loue Dieu pour ses créatures, il ajoute ceci : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ». Tout est lié. Il faut donc une préoccupation pour l’environnement unie à un amour sincère envers les êtres humains, et à un engagement constant pour les problèmes de la société. » Laudato Si’ §91

L’écologie intégrale auprès des populations rurales

L’association IDAM (Integral Development Action of Mynia), partenaire du CCFD – Terre Solidaire, intervient en Egypte, au sein de la province de Minya (Haute-Egypte) depuis 1986. Elle soutient les populations les plus vulnérables et démunies notamment les petits paysans. Depuis 2010, l’agriculture est devenue l’une des priorités des projets de l’association. Pour mener à bien sa mission, IDAM bénéficie de l’action de plus de 500 cadres bénévoles et a développé de solides partenariats avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Restaurer l’équilibre entre l’homme et son environnement

Depuis sa création, la question de l’environnement est au coeur des préoccupations de l’association. « Nous avons la conviction que l’environnement est la mère qui réunit tous les êtres dans son giron » assure Nady Abdel sayed Khalil, directeur d’IDAM. Pour lui, l’homme est à l’origine de la dégradation de l’environnement naturel. Il a privilégié son propre intérêt, a voulu dominer la nature et s’est retrouvé incapable de respecter les règles de l’éthique. Cependant, il veut rester optimiste : « L’être humain peut encore intervenir de manière positive. Nous n’avons pas encore tout perdu : les hommes qui sont capables de dégénérer jusqu’au plus bas degré, eux-mêmes sont capables de se dépasser et opter de nouveau pour le bien. Il est de notre devoir d’écouter l’humanité qui crie envers ce qui se passe dans le monde, et de ramener ce cri au niveau personnel afin de définir la capacité de chaque individu à donner, pour affronter les différentes formes de la crise écologique actuelle comme le réchauffement climatique, la crise de l’eau et la question de la biodiversité. »

Une agriculture biologique

Sur le terrain, IDAM développe des programmes et des projets au sein des 15 villages de la province afin de sensibiliser les petits paysans à de nouvelles pratiques agricoles. Le mouvement mobilise des ingénieurs, des professeurs d’université et des centres de recherche afin de fournir aux agriculteurs les données techniques nécessaires. Il forme les paysans à recycler les déchets d’origine végétale ou animale et à les réintégrer dans le sol afin de les fertiliser. Ce système de compost permet la production d’engrais organiques qui remplacent les produits chimiques.

IDAM met en place des groupes de 25 paysannes et paysans qui échangent chaque semaine sur leurs difficultés, leurs besoins, leurs pratiques. Le mouvement a instauré aussi un système d’épargne et de crédit afin d’aider les populations à financer leur projet agricole. Ce système s’adresse notamment aux femmes. L’organisation organise des journées de travail autour des thèmes de l’eau, du sol, de l’air, éléments complémentaires de l’environnement. L’objectif étant de convaincre ces travailleurs que la préservation des ressources de la terre, de sa richesse, la protection contre la pollution sont les moyens d’assurer à tous une alimentation saine. Enfin, IDAM fournit aux paysans des produits agricoles biologiques respectueux de l’écologie et qui remplacent les engrais chimiques et les pesticides.